Initiation BDSM en couple – Les plaisirs de la soumission


Cela peut sembler surprenant pour beaucoup de gens, mais ce n’est pas mon mari qui a eu l’idée d’essayer de nouvelles choses sur le plan sexuel. Bien au contraire, il m’a fallu insister un bon bout de temps pour le convaincre que c’était dommage de nous limiter. Quand j’ai évoqué le BDSM il était plutôt réticent au début. Le sado-maso n’est pas sa tasse de thé. Même s’il faut aussi dire que notre vie sexuelle est déjà plutôt animée. Par exemple, nous ne sommes des adeptes du missionnaire du samedi soir pendant la page de pub. C’est d’ailleurs cela qui nous a rapproché tout au début, le fait d’être tous les deux totalement ouverts à des jeux plus ou moins acceptés par la société. Et en tant que Parisiens, les lieux pour s’amuser ne manquent pas. Alors autant en découvrir de nouveaux, pour se découvrir soi-même un peu plus.

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Heureusement, les moeurs ont évolué

Aujourd’hui on rigole en y repensant, mais dans les années 90 une fille qui avale quand elle pratique la fellation ou qui jouit pendant la sodomie était vue comme une trainée, une moins que rien. J’en ai pas mal souffert à l’époque : j’étais jeune et il m’était difficile de m’affirmer et de ne pas accorder d’importance à ce que pensaient les autres.

Difficiles à accepter au début

C’est d’ailleurs ainsi que j’ai perdu ma meilleure amie à l’époque, lorsque lors d’une soirée fumette je me suis ouverte à elle et je lui ai avoué qu’en plus des mes pratiques déviantes (« Comment tu peux accepter qu’un homme te pénètre la bouche ou l’anus ? C’est dégradant ! ») j’avais un penchant pour les filles. Je me rappelle de ses yeux écarquillés lorsque je lui ai raconté le plaisir que je ressentais à passer ma langue sur un clitoris gonflé de plaisir et hypersensible. Le lendemain je trouvais un mot dans ma boîte aux lettres (encore une chose qui a bien changé… on n’avait ni e-mail, ni téléphone portable à l’époque) me disant qu’elle considérait que ce serait mieux de ne plus nous voir.

Cédric aussi a pas mal souffert à cette époque, mais différemment. Toutes les filles avec lesquelles il avait été le considérait comme un pervers lorsqu’il leur faisait part de ses envies. Bien sûr, certaines ont accepté, pour lui faire plaisir, mais ce n’était pas un plaisir partagé, cela ne correspondait pas à ses attentes. Je le comprends si bien.

La rencontre de deux pervers

Quand nous nous sommes trouvés, ça a été un festival. La première fois qu’il m’a dit « Je t’aime », j’avais encore son sperme dans ma bouche et ça ma bouleversé. Cela me changeait tellement des « T’aimes ça, hein salope ! » auxquels j’étais habituée.

J'ai beaucoup aimé me faire dominer par mon mec
J’ai beaucoup aimé me faire dominer par mon mec

Je me rappelle de son regard la première fois que je lui ai demandé de me la mettre par derrière : le bonheur qui se lisait sur son visage était incroyable. Je pense qu’il n’aurait pas été aussi heureux si je lui avais annoncé que nous avions gagné au loto.

Toutes nos nouvelles aventures se sont déroulées de manière si naturelle : notre premier ménage à trois avec une amie d’enfance lors d’une soirée arrosée, ma première double pénétration avec un inconnu rencontré dans un bar, nos jeux exhibitionnistes en ville… Non, clairement notre vie sexuelle a été, et est toujours, extrêmement plaisante et aventureuse.

Il y a cependant une chose que nous n’avons jamais essayé.

Pratique du BDSM dans le couple – Réticence et curiosité

L’idée m’est venue petit à petit, cela n’a pas été une réalisation soudaine. Lorsque je lui en ai parlé, mon mari m’a répondu goguenard : « Toi aussi t’es devenu fan de Christian Grey ? ».

Le BDSM permet de s'oublier dans la soumission à condition de le pratiquer avec des partenaires de confiance
Le BDSM permet de s’oublier dans la soumission à condition de le pratiquer avec des partenaires de confiance

Les a priori sur le bondage et les jeux SM

Cela m’a énervé. Non, je n’étais pas excitée par un roman à l’eau de rose mal écrit. Mais j’étais curieuse, et j’avais envie d’essayer le BDSM. Je ne savais pas si cela me plairait – on ne peut pas savoir avant d’avoir essayé – mais cela m’attirait de plus en plus. J’ai donc insisté, et Cédric m’a cette fois pris au sérieux. Malheureusement, il m’a expliqué ses réticences, et je les comprenais parfaitement.

S’il ne jugeait pas cette pratique et respectait ceux qui s’y adonnaient, il avait du mal à associer le plaisir avec la douleur. La partie bondage ne le dérangeait pas du tout, et à vrai dire nous nous attachions mutuellement à l’aide de menottes, bas nylon, ou cravates depuis belle lurette. Il ne disait pas non à la partie domination, et en y pensant bien il aimait l’idée de ces jeux de rôle dominant-dominé.

Les blocages psychologiques qui prennent le dessus sur le plaisir

Mais la partie sado-masochiste le dérangeait. Il ne se voyait pas mélanger sexe et souffrance. Clairement, il ne se voyait pas prendre du plaisir en sentant de la douleur, c’était pour lui antinomique, et il ne se sentait pas de fibre masochiste. Il comprenait que certains puissent apprécier ce mélange, et considéra longuement la possibilité d’être celui qui me faisait mal pour mon propre plaisir. Malheureusement pour moi, le fruit de sa réflexion fut : « Désolé Mathilde, mais je ne peux pas.  Même si je sais que je le fais pour toi et que cela te plait, je ne peux pas. »

Évidemment j’étais déçue, mais je comprenais. Et puis on avait déjà pas mal de nouveaux jeux de rôle à essayer.

Tentative réussie de soumission de mon mec

Nous sommes restés classiques dans nos scénarios : professeur-élève, patron-secrétaire, docteur-infirmière… Tout cela nous offrait déjà énormément de possibilité. Nous alternions les rôles, et nous profitions aussi bien du plaisir de dominer ou d’être dominée. Les deux aspects nous plaisaient, mais une tendance s’est dégagée petit à petit : il préférait être le dominé, et je préférais être la dominante.

L’un de mes meilleurs souvenirs est ce mardi soir lorsque ce fût mon tour de décider du scénario et que je choisis d’être le docteur et lui l’infirmière. Il fut surpris mais ne pipa mot, et se vêtit d’un costume d’infirmière sexy comme je lui avais ordonné. Il était ridicule avec ce décolleté plongeant jusqu’à son nombril et cette jupe si courte que ses testicules dépassaient, et c’est exactement ce qui nous excita.

Lorsque je lui dis de passer sous le bureau et me faire une petite gâterie s’il ne voulait pas que je fasse un rapport sur la manière dont il touchait les patients dont il avait la charge, il ne se fit pas prier et s’exécuta. Il eut un moment d’hésitation en découvrant ma nouvelle acquisition cachée dans mon pantalon. Mais il prit le gode ceinture entre ses lèvres et le suça avec une envie qui me fit écarquiller les yeux de plaisir. Je ne sais pas comment il a réussi, mais j’ai joui deux fois.

Lui faire ressentir le même plaisir qui m’a déjà envahi

C’est pourtant lors d’un jeu de rôle dans lequel j’étais la dominée que l’idée m’est venue. J’étais l’étudiante rebelle que le professeur remettait dans le droit chemin : penchée sur ses genoux, la jupe retroussée et la culotte baissée, les fessées claquaient. À chaque fois qu’il me disait que j’étais une mauvaise fille, sa main tombait sèchement sur ma croupe avec un grand claquement. Ma peau chauffait, me faisait mal, mais chaque nouvelle fessée me procurait plus de plaisir que la précédente.

Je vois que cela te plaît, je vais devoir continuer jusqu’à ce que tu comprennes la leçon.

Cette simple phrase, pourtant totalement innocente dans notre jeu, fut une révélation pour moi. Oui, je prenais du plaisir malgré, ou plutôt grâce à la peine qu’il m’infligeait avec chaque nouvelle claque sur ma croupe endolorie. Cela confirmait ce que je pensais déjà : j’avais un côté masochiste.

Mais le plus important pour moi fut de découvrir que Cédric y prenait du plaisir lui aussi. S’il n’avait pas l’impression de me faire mal, il appréciait de me voir prendre du plaisir. Mon mari n’avait effectivement pas le côté sadique nécessaire, mais il était suffisamment ouvert pour profiter de mon masochisme.

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La réalisation de mon fantasme de dominatrice

Il m’a fallu plusieurs semaines de préparation avant de pouvoir enfin mettre mon plan à exécution. Tout doit être parfait, et je n’ai laissé aucun détail au hasard. Cela n’a pas été aussi difficile que je le pensais de trouver le bon endroit, puis j’ai réussi à faire la connaissance des personnes qui pouvaient m’aider à réaliser mon fantasme. La logistique a été plus compliquée que prévu – difficile de trouver une date pour réunir autant de personnes – mais aujourd’hui tout est en place.

Quand mon chéri découvre le lieu de vice où je l’ai invité…

J’ai choisi notre jeu de rôle pour la soirée et Cédric se doit d’obéir à mes commandes, sans avoir le droit de dire un mot. Lorsque je lui dis que nous sortons en ville, il me suit docilement et nous conduit jusqu’à l’adresse indiquée. Vient alors le moment fatidique, lorsqu’il découvre que nous sommes garés devant un fameux club SM, et il me regarde d’un air interrogateur.

Chéri, fais-moi confiance.

Il me sourit alors et je me sens soulagée. Ce n’est qu’alors que je me rends compte à quel point j’avais peur qu’il n’accepte pas mon idée, qu’il s’énerve, qu’il m’en veuille pendant des semaines. Mais non, il me sourit, il a confiance en moi.

Nous entrons dans le club et retrouvons Hervé, Damien et Sophie, trois experts en la matière qui ont accepté de m’aider à assouvir cette envie un peu dingue. Sophie prend la main de mon mari, et je leur emboîte le pas, suivie de près par mes deux acolytes.

Arrivés dans le donjon, je prends un moment pour admirer la décoration. Une roue au mur avec menottes intégrées, une chaise de gynécologue ayant elle aussi ses attaches intégrées, une collection incroyable d’instruments de torture-plaisir sur le mur de droite, et un fauteuil en cuir. Au bout de la pièce, l’inévitable croix de saint André trône comme un symbole de ce lieu dédié aux plaisirs SM.

Un plaisir BDSM en couple, une sensation de soumission totale

C’est vers celui-ci que Sophie mène mon mari, et j’ai à peine le temps de voir comment elle commence à le déshabiller que déjà Hervé et Damien me mènent d’une main ferme vers la chaise de gynécologue. Sans aucun ménagement, ils m’arrachent mes vêtements, et je me retrouve nue entre leurs mains. Avec un mélange saisissant de douceur et de fermeté, ils me forcent à m’assoir dans la chaise, attachent mes mains aux accoudoirs, écartent largement mes jambes puis les bloquent dans cette position. Nue, les jambes ouvertes devant tout ce monde, je sens l’excitation monter en moi. Les mains d’Hervé remontent à l’intérieur de ma cuisse et sans hésitation parcourent ma fente de bas en haut.

Je vois que tu es déjà mouillée. Ça promet.

Lorsqu’ils s’écartent pour aller chercher quelques accessoires rangés sur le mur, je découvre Cédric assis sur le fauteuil en face de moi. Il est nu et me regarde pendant que Sophie le caresse doucement. Il me sourit. Les mains de Sophie glissent le long du torse de mon mari, sur son ventre, s’approche de son entrejambe.

Cédric et moi, nus, sous l'emprise d'une Maîtresse Domina
Cédric et moi, nus, sous l’emprise d’une Maîtresse Domina

Hervé et Damien sont de nouveau à mes cotés et me caressent les seins.  Mes tétons durcissent sous leurs doigts, et je laisse échapper un cri, mi-douleur et mi-surprise, lorsqu’ils me posent une pince à linge sur les mamelons. En face de moi, je vois mon mari durcir entre les doigts de Sophie. Il continue à me regarder en silence, un sourire aux lèvres.

Une nouvelle expérience débute pour nous.

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