Trouver l’amour lesbien sans le cacher


Quand j’entends les autres filles autour de moi qui passent leur temps à se plaindre de leur vie sentimentale, ça m’horripile. J’ai envie de les étrangler. Assise à la cantine de l’entreprise, je suis forcée d’écouter l’une de ces conversations que je ne supporte pas : “Ce week-end j’ai trouvé un mec super, mais une fois que j’ai couché avec lui, il voulait plus rien savoir de moi !”

Retour aux histoires de femmes coquines

Mon physique me met à l’écart des autres

Les échanges vont bon train :

  • « Ouais, c’est clair, les mecs aujourd’hui, dès qu’ils te baisent, ils t’oublient !
  • Tu m’étonnes, moi j’ai dû me taper une bonne vingtaine de mecs, et bah y en a pas un qui donne de l’importance aux sentiments !
  • C’est clair, c’est pas facile de trouver un mec qui tient vraiment à toi ! »

Pauvres connes. Je vous hais.

 
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Pourtant, je m’étais assise dans un recoin isolé, pour être tranquille. Mais elles sont venues s’assoir à ma table. Il y avait d’autres tables de libres, mais c’est ici qu’elles se sont installées. Elles ne pouvaient pas me laisser seule, non, il fallait qu’elles viennent me déranger.

Je ne me fais pas d’illusion : elles ne se sont pas assises ici pour troubler la tranquillité de mon repas. Elles ne m’ont même pas remarquée. Je suis invisible pour elles. Elles sont belles, bien foutues, bien habillées, elles vivent dans leur monde. Un monde qui n’imagine même pas que des personnes comme moi puissent exister.

Je suis grosse, mais là n’est pas le problème. Les grosses ont le droit d’exister. Peut être que l’on se moque d’elles dans leur dos, peut être qu’on les évite — au cas où se soit contagieux, on ne sait jamais — mais on ne les ignore pas. On sait qu’elles existent. Mais pour moi c’est différent.

Cette pathologie m’empêche de vivre pleinement ma sexualité

Jusqu’à l’adolescence, j’ai été normale. Puis j’ai été atteinte d’une malformation lors de ma phase de croissance. La maladie de Scheuermann. Il parait que c’est rare, que ça atteint surtout les garçons, et que la déformation causée est le plus souvent à peine remarquable. Clairement, je n’ai vraiment pas eu de chance. Je suis une fille, et j’ai hérité d’une cyphose intraitable. Je suis bossue.

J’ai bien conscience que des centaines de personnes souffrent de maladies bien plus graves et handicapantes que la mienne. Je ne me plains pas, et je ne demande pas que l’on me plaigne. Mais je hais les gens normaux. Je ne peux pas supporter la manière dont ils m’ignorent. J’étais comme vous avant !

Les filles ont fini leurs 4 feuilles de salade et repartent travailler. Je peux terminer tranquillement mon gâteau au chocolat. Sans le vouloir, je repense à leur conversation, et je m’énerve.

Comment peuvent-elles se plaindre de ne pas trouver d’hommes alors qu’elles les collectionnent ? Il leur suffit de claquer des doigts, et elles en ont 5 qui tombent à leurs pieds ! Elles ne se rendent même pas compte de leur chance… Aucun homme ne m’a jamais tenue dans ses bras. En vérité, aucun homme ne m’a jamais embrassée. Aucun homme ne m’a jamais fait l’amour.

Mon attirance focalisée sur le beau sexe

Folle de rage, je décide d’aller me chercher un autre café. Si j’arrive 5 minutes en retard, de toute façon personne ne le remarquera. Je suis transparente, personne ne me voit. En passant devant le buffet des desserts, un flan me fait de l’œil. Et son ami le mille-feuille. Un peu de réconfort avec mon café, voici ce dont j’ai besoin.

Je reprends ma place au fin fond de la cantine, seule. Comme toujours, la magie du sucre fait son effet, et je me calme. Je n’ai eu aucun homme dans ma vie, et alors ? Les hommes ne me plaisent pas. Je n’ai jamais essayé, mais j’en ai vu des milliers sur Internet. De tous les genres, de tous les styles, et aucun ne me plaît. Une bite, c’est moche. Et quand elle est en érection, elle me semble encore plus inutile. Je suis censée prendre du plaisir avec ça ? Pas moyen !

J’ai maté des millions de vidéos pornos, j’ai vu à peu près tout ce qu’il est imaginable. Aucun homme n’a jamais suscité le moindre intérêt. Ils ne m’excitent pas, ils ne réveillent aucun désir. Les femmes, par contre, c’est une autre histoire.

Leurs courbes sensuelles parfaites, leurs visages superbes, leurs cheveux soyeux, leurs mains douces, leur intimité humide et accueillante suscitent en moi des frissons inavouables. Les femmes me plaisent. Je suis lesbienne.

Je suis grosse, bossue et lesbienne. Que les gens qui se plaignent de leur vie amoureuse essaient de passer une journée dans mes souliers, et on en reparle !

Mon physique rebute ces idiots de mecs, mais pas les femmes sensibles
Mon physique rebute ces idiots de mecs, mais pas les femmes sensibles

Peu d’occasions de plaire au boulot

Je travaille dans une de ses gigantesques boîtes d’informatiques, où tout le monde est beau, tout le monde est gentil et l’esprit d’équipe se ressent à tous les niveaux. Nous sommes beaux, nous sommes jeunes, et nous allons conquérir le monde.

À mon étage, nous sommes 200, répartis dans deux open spaces de 100 personnes. Tous les bureaux sont les mêmes, les ordinateurs sont les mêmes, les téléphones sont les mêmes, et les casques sur nos oreilles se ressemblent. Au support commercial, nous faisons tous la même chose, nous avons tous le même équipement, et tous le même salaire.

Sauf moi. J’ai droit à un bonus. Grâce à moi, la boîte remplit ses quotas, alors j’ai droit à la prime de performance complète, même si je ne remplis pas mes objectifs personnels. C’est normal, je suis bossue, je ne peux pas répondre au téléphone comme les autres. Quelle connerie ! Mais pour une fois, ça m’arrange de ne pas être normale. Ils m’ignorent tous, mais je gagne plus qu’eux. Alors, c’est qui le loser ici ? Quelle bande d’idiots.

J’ai menti. À mon étage, il y a deux bureaux différents, ceux des responsables de plateforme. De l’autre côté, il y a Luc, il a une barbe et des lunettes rondes et il porte une écharpe à carreaux de septembre à mai. Je suis certaine qu’il vient au bureau en fixie et qu’il mange des sandwichs au tofu. Encore un bobo, je ne le supporte pas.

Troublée par ma boss, une femme vraiment désirable

La responsable de ma plateforme, c’est Karine. Elle est grande, mince et porte des tailleurs à la mode. Ses mains sont toujours manucurées, son maquillage est toujours parfait, et elle sourit à tout le monde. Elle est superbe. Elle m’énerve. Je suis raide dingue d’elle. Mais je ne la supporte pas. En même temps je la désire intensément. Elle sort avec cet inutile de Luc. Un couple de jeunes cadres dynamiques, beaux et souriants. Je les hais.

Je vois qu’elle vient vers moi. Elle a lu mes pensées ? Ou alors elle a remarqué que je suis arrivée en retard ? C’est bien ma chance ! Je suis peut-être protégée, car j’aide les RH à remplir les quotas, mais je ne suis pas la seule qui peut le faire, je ne veux pas perdre mon boulot à cause d’un dessert !

« Salut Marie. Dis, j’ai vu que t’as pas confirmé pour la soirée de vendredi organisée par la boîte. Tu viens bien, non ? J’espère que tu viens, ce serait dommage que tu viennes pas ! »

Karine connait mon prénom ? Nous sommes 200 sous elle, et elle sait comment je m’appelle ? Elle a remarqué que je n’allais pas à leur connerie de soirée Halloween ? Et elle veut que j’y participe ? Elle m’a juste invité à une soirée avec elle ?

Je bredouille une réponse positive, et elle me lance un grand sourire.

Une soirée festive qui se révèle ennuyeuse

Je savais bien que j’allais regretter cette Halloween Party. Encore une belle connerie. Ils ont organisé une élection du roi et de la reine du bal, on se serait cru dans un de ces films américains ridicules. Mais tout le monde semblait trouver ça génial.

Bien entendu, qui a gagné ? Monsieur et madame Nous-Sommes-Les-Bobos-Parfaits ! Karine a été élue reine du bal, et cet abruti de Luc l’a accompagnée sur le podium. Qu’est-ce qu’ils peuvent m’énerver.

Il n’y a rien de bon à manger, alors je pique un paquet de clopes abandonné sur une chaise et sors m’en griller une. Je ne fume pas, mais ça me détend. Ça me fait tousser, mais je fais quelque chose. Et puis ça me permet de sortir, et d’être seule. Une fille toute seule sur le balcon, c’est bizarre, mais si elle fume ça va, c’est normal.

« Salut Marie, je peux t’en piquer une ? »

Je sursaute, je ne l’avais pas entendue venir dans mon dos. Que fait-elle ici ? Elle m’a suivie ?

Un moment de tendresse où la vérité de Karine transparaît

« Oui, oui, bien sûr Karine. Tiens. »

Je lui donne une cigarette, que j’allume avec mon briquet (il était dans le paquet que j’ai trouvé). Il y a du vent, et elle protège la flamme avec ses mains. Nos doigts se frôlent. Sa peau est douce.

 
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Je l’observe pendant qu’elle fume, et remarque que son maquillage n’est pas si parfait. Je jurerais que son Rimmel a coulé. Elle a pleuré, j’en suis certaine. Mais pourquoi ? Elle a tout ce dont elle rêve !

« Tu sais Marie, ce n’est pas facile de devoir être quelqu’un d’autre. De prétendre, juste parce que c’est ce que les gens attendent de toi. »

Je ne comprends rien à ce qu’elle me dit. Je ne sais pas quoi faire. Qu’est-ce qu’elle veut exactement ? Elle vient d’être élue reine du bal, et elle vient se plaindre vers moi ? C’est une blague ou quoi ? Mais peut-être a-t-elle besoin de se confier.

Soudainement, elle me prend dans ses bras. La tête blottie sur mon épaule, elle sanglote en silence. Je la sers contre moi et je sens la chaleur de son corps. Elle ne me rejette pas. Je lui caresse doucement le dos, avec tendresse.

Deux femmes éprouvant le besoin de se retrouver, loin d’ici

Est-ce que ce sont ses lèvres que je sens sur mon cou ?

Ses mains se posent sur mes hanches, les miennes descendent sur ses fesses. Elles sont fermes, rebondies, parfaites. Je sens sa bouche effleurer mon cou, mon menton, la commissure de mes lèvres… Elle m’embrasse.

Nos bouches se rapprochent inévitablement, chacune est sexuellement attirée par l'autre
Nos bouches se rapprochent inévitablement, chacune est sexuellement attirée par l’autre

Elle ne s’arrête pas là. Alors que sa langue découvre la mienne, ses mains passent sous ma blouse et se fraient un chemin vers ma poitrine. Je ne porte jamais de soutien-gorge, c’est un truc de filles à la mode. Elle trouve directement mes seins, et lorsque ses doigts effleurent mes tétons, mon corps entier est saisi d’un frisson.

Je la repousse.

« Karine ! »

Elle me regarde et me sourit. Elle est magnifique. Ses fesses étaient tellement parfaites entre mes mains. Ses lèvres si agréables. Et ses doigts sur mon corps… Jamais je n’ai connu ça.

« Marie, tu as vraiment envie de passer la soirée avec ces hypocrites frustrés et inutiles ?

  • Non. Je les déteste.
  • Alors, partons.
  • Toutes les deux ?
  • Toutes les deux. Rien que nous deux. »

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